Aller au contenu
Lumexio
← Tous les articles

Anticiper les ruptures de stock : calculer ses jours de couverture

Une rupture sur un best-seller coûte deux fois : les ventes perdues pendant la rupture, et les clients partis chez un concurrent qui ne reviennent pas. La bonne nouvelle, c’est qu’elle se voit venir. Voici comment calculer, produit par produit, combien de jours il vous reste.

Les jours de couverture : l’indicateur qui compte

Votre back-office affiche des quantités en stock. Mais 60 unités, est-ce beaucoup ? Pour un produit qui se vend une fois par semaine, c’est plus d’un an. Pour un best-seller, c’est peut-être deux semaines. Le bon indicateur rapporte le stock au rythme de vente :

Jours de couverture = stock disponible ÷ ventes moyennes par jour

Exemple : 60 unités en stock, 90 vendues sur les 30 derniers jours, soit 3 par jour. Couverture : 20 jours. Sans réassort, le produit sera épuisé dans trois semaines.

Prenez une période assez longue pour lisser le bruit, et assez récente pour refléter la demande actuelle : 30 jours est un bon compromis pour la plupart des boutiques.

Le point de commande : quand recommander

Connaître la date de rupture ne suffit pas : il faut commander avant, en tenant compte du délai de votre fournisseur.

Point de commande = ventes par jour × (délai fournisseur + jours de sécurité)

Avec 3 ventes par jour, un fournisseur qui livre en 12 jours et 5 jours de sécurité, le point de commande est de 3 × 17 = 51 unités. Dès que le stock passe sous 51, il est temps de commander.

Les jours de sécurité absorbent les imprévus : un fournisseur en retard, un pic de ventes. Plus votre fournisseur est irrégulier, ou plus le produit est stratégique, plus la marge doit être large.

Combien commander

La quantité à commander couvre la période jusqu’à la commande suivante. Si vous commandez une fois par mois : ventes par jour × 30, plus le stock de sécurité, moins ce qui reste en stock à l’arrivée de la livraison. Arrondissez ensuite aux conditionnements et minimums de commande de votre fournisseur.

Les pièges qui font rater le calcul

  • Les ruptures passées : un produit épuisé pendant dix jours affiche dix jours sans ventes. Ces jours-là doivent être exclus du calcul, sinon le rythme de vente est sous-estimé et la rupture suivante arrive plus tôt que prévu.
  • Les déclinaisons : le stock global d’un t-shirt peut sembler confortable alors que la taille M, celle qui part le plus, sera épuisée la semaine prochaine. Faites le calcul déclinaison par déclinaison.
  • La saisonnalité : le rythme des 30 derniers jours ne vaut pas pour décembre si vous êtes en octobre. À l’approche d’une saison forte, appuyez-vous sur une prévision plutôt que sur la moyenne récente.
  • Les promotions : une promo prévue fait grimper les ventes ; anticipez le stock avant de la lancer.
  • La demande cachée : sur PrestaShop, le module Alertes mail recense les clients qui attendent le retour d’un produit épuisé. Un produit attendu par 40 clients mérite d’être réassorti en priorité.

Ce que coûte une rupture

Pour décider par où commencer, chiffrez ce qui est en jeu : chiffre d’affaires moyen par jour du produit × nombre de jours de rupture prévus. Un produit à 140 € par jour qui sera épuisé une semaine avant la prochaine livraison représente environ 980 € de ventes perdues, sans compter les clients partis chez un concurrent. Nous détaillons cette logique dans notre article sur le coût de l’inaction.

Automatiser le suivi

Faire ce calcul chaque semaine pour des centaines de déclinaisons n’est pas tenable à la main. Lumexio estime la date de rupture de chaque produit et de chaque déclinaison, suggère la quantité de réassort, chiffre le chiffre d’affaires en jeu et vous aide à préparer vos commandes fournisseurs. Disponible pour PrestaShop et Shopify.

Ces indicateurs, calculés pour vous.

Lumexio suit vos ventes, marges, stocks et clients en continu, et vous dit quoi faire ensuite. Essai gratuit 30 jours, sans carte bancaire.

Sans carte bancaire · Installation en 3 minutes